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Passage évolutif de l'activité occupationnelle de jeunes adultes à la phase formation préprofessionnelle à Dakar Sénégal

  • Travail et activité : Formation
  • Afrique : Sénégal
  • Fiche d'expérience

Par sarr le 06/08/2010

Passage évolutif de l'activité occupationnelle des jeunes adultes à la phase de formation pré professionnelle dans un centre pour jeunes déficients intellectuels.



Contexte


Le Centre Aminata MBAYE, structure d'accueil pour enfants déficients intellectuels, est situé dans le quartier de Grand Yoff à Dakar. Il a été créé en 1998 par l'association ASEDEME, (Association Sénégalaise pour la Sauvegarde des Enfants Déficients Mentaux).

 

 Ainsi depuis son ouverture en 2003, le centre Aminata MBAYE, du nom de sa première présidente, prend en charge des enfants en âge scolaire et des jeunes adultes en formation pré-professionnelle.

 

 A la naissance de l'ASEDEME, les pères fondateurs s'étaient fixé comme objectifs prioritaires, la prévention prénatale des femmes en état de grossesse, le suivi et la prise en charge des enfants déficients mentaux, la création d'une école pour handicapés mentaux.


Cette démarche avait pour cible toute la population de la banlieue confrontée à une situation de pauvreté accentuée par le chômage endémique. Nous pouvons donc classer le Centre sous la rubrique : évolution de la formation de jeunes déficients mentaux.



Finalités


Suite à la création de l'ASEDEME, les parents des premiers enfants de l'association durent attendre un certain temps pour voir la réalisation d'un des objectifs à savoir la création du premier Centre médico-psycho-pédagogique. Entre temps, les enfants avaient grandi et avaient dépassé la limite d'âge. Ils ne pouvaient pas imaginer que tous leurs sacrifices auraient seulement bénéficié aux enfants des nouveaux membres. Ils insistèrent auprès du bureau pour trouver la solution pour leurs enfants devenus grands.



Déroulement


Dans un premier temps, la formule de l'après midi fut proposée par le bureau sous la forme occupationnelle en deux après-midi par semaine.

 

 La première année, en 2004, les parents amenèrent en grand nombre les enfants. Un rêve se concrétisait enfin! Et les parents en attendant la fin de l'après midi, échangeaient entre eux sur leurs expériences et les difficultés rencontrées, pour faire face aux problèmes posés par leur enfant. Mais au fur et à mesure des mois, les absences devinrent plus fréquentes, dues surtout à la question du transport et à la lassitude.

 

 Vers le mois de mai, il ne restait plus que deux familles. L'expérience s'arrêta là. Mais néanmoins, elles continuèrent à réclamer, une prise en charge pour jeunes adultes, à l'instar des plus jeunes. Le sentiment de frustration continuait à émerger parmi les premiers parents membres.


Une petite enquête permit de savoir que certains enfants étaient placés pour faire de l'apprentissage, dans des ateliers des quartiers. La solution était là, il fallait proposer un apprentissage à nos grands enfants.

 

L'idée fût mûrie pendant toute l'année 2005 et devant l'impatience des parents, un test fût lancé pendant l’année 2006. Malheureusement, les membres originels n'envoyèrent pas leurs enfants et ce furent d'autres jeunes gens qui répondirent au projet d'apprentissage préprofessionnel. Cette idée répondait à une demande et à un besoin réel, non seulement des familles, mais aussi des jeunes adultes handicapés déficients intellectuels.

 

Il était évident qu'il fallait structurer cette activité pour la rendre plus à même d'atteindre les objectifs d'apprentissage et de formation qu'attendaient les familles. Ce qui fut fait dès l'année 2007, avec l'arrivée d'une personne plus formée à la gestion des projets et des financements de programme. Petit à petit, le côté occupationnel a cédé la place à l'apprentissage d'un futur métier.



Moyens mis en œuvre


D'abord, il fallait recruter des personnes ressources détentrices d'une expertise avérée dans leur spécialité. C'est ainsi qu'arrivèrent les dames du Centre Social pour l'atelier cuisine. Cette activité proposée aux enfants du matin sous forme d'activité de rééducation, se transforma en atelier cuisine pour les plus grands.

 

Devant l'intérêt manifesté par les jeunes gens handicapés, l'atelier couture suivit avec une responsable diplômée, ce qui répondait au vœu des filles. Arrivèrent la cordonnerie et la menuiserie, deux ateliers très techniques. L'atelier céramique qui a existé sous la forme d'activité de rééducation fût porté à un niveau supérieur du fait de son parrainage par une société de la place.


Concernant les locaux, grâce au nouveau bâtiment qui venait d'être achevé, les ateliers n'eurent aucun problème à être logés. Des portes donnant vers l'extérieur furent ouvertes afin de prévoir d'ici quelques temps un accès aux passants. Une fondation de société de téléphonie et une association de jeunes sénégalais vivants à l'étranger parrainèrent les ateliers de céramique, cordonnerie, menuiserie et coiffure. Les équipements essentiels furent achetés ainsi que tout le matériel de cuisine.



Bilan, enseignements


On ne peut pas encore tirer un bilan général. Néanmoins, il y a des jalons qui sont posés et on a le sentiment qu'il n'est plus possible de revenir en arrière. Une démarche commence, l'organisation se structure. L'exposition de la production donne une visibilité des apprentissages proposés au Centre.
Mais il faut que l'encadrement puisse accompagner de façon quotidienne ce qui a été mis en place, ce qui n'est pas encore le cas.


Si l'objectif est de rentabiliser l'activité par la production d'objets, alors il n'est pas encore atteint. Mais sur le plan humain, il y a un vrai changement, car ils apprennent ce qui sera leur métier.
J'en veux pour preuve la question de l'un d'entre eux : est-ce qu'on va avoir un diplôme? Ou encore : combien de temps resteront-nous en apprentissage?


Le temps moyen va être de trois ans, mais selon le cas cette période pourra être plus longue. Il faut dire que nous leur donnons un préapprentissage. Ils ne pourront devenir des ouvriers qualifiés qu'avec le temps. Ils auront appris à s'organiser pour aider l'artisan avec lequel ils travailleront. Ce n'est qu'exceptionnellement qu'ils pourront se débrouiller seuls.

Langue d'origine : Français
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