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La pluridisciplinarité au SESSAD, un atout lorsqu’elle n’est pas la simple addition de compétences spécifiques, Vendôme, France

  • Enfance : Éducation spécialisée
  • Europe : France
  • Fiche d'expérience

Par M. Bordas le 15/03/2016

La pluridisciplinarité au SESSAD vise à atteindre une capacité collective de réfléchir de manière créative, jamais plaquée, préfabriquée, mais toujours originale,
 
 
Le SESSAD est à Vendôme, en cœur de ville. Nous disposons de 170M2. 
Le projet de l’association gestionnaire, Trisomie 21, est de défendre les intérêts des personnes trisomiques ou atteintes d’autres handicaps et assurer leur inclusion sociale.
Le SESSAD accueille 30 enfants déficients intellectuels de 0 à 20 ans, mais les plus nombreux sont les enfants de huit à treize ans.
Nos interventions se déclinent en  un soutien,  des apprentissages, en collaboration constante avec les familles, une préparation professionnelle, de la socialisation et de l’orientation. Un important dispositif de liens avec les familles est mis en place.
 
 
1. La finalité de l’expérience
 
 
Pour quelles raisons avez-vous axé votre mode d’organisation  sur la pluridisciplinarité ? 
La pluridisciplinarité et la transdisciplinarité garantissent des interventions synthétiques, réfléchies dans l’intérêt global de l’enfant, sans concurrence des professionnels entre eux.
 
La pluridisciplinarité est vécue plus ou moins dans toutes les équipes. Elle vise à atteindre une capacité de réfléchir de manière créative, jamais plaquée, préfabriquée, mais toujours originale, en fonction d’individus qui jamais ne sont les mêmes quel que soit leur handicap.
 
 
 
2. La mise en œuvre, le déroulement
 
Comment mettez-vous en œuvre cette pluridisciplinarité ? 
Nous avons toujours, depuis l’ouverture du service, maintenu cette vision de l’unicité du projet individuel, avant même les lois 2002-2 et 2005, dans nos projets d’établissement et nos principes de fonctionnement. Le principe du partenariat même, s’il n’est pas un vain mot, celui de réseau inhérent à un SESSAD, implique déjà la notion de complémentarité, de partage des interventions, de leurs coordinations par l’échange d’informations et les ajustements permanents. 
 
Bien sûr le fait que l’équipe soit stable depuis plusieurs années, avec les mêmes professionnels, dont la stabilité d’ailleurs est en partie due aux conditions valorisantes de leur exercice, compte dans l’évolution de nos pratiques. La façon de travailler à plusieurs, avec contrôle externe parfois, en petit groupe ou en grand groupe, avec des plans de travail (cadres théoriques, cadres de construction des projets, cadres d’exposés…), a pu évoluer grâce à des échanges critiques suivis entre les membres de l’équipe « qui ne se laissent pas vivre ! »
 
 
3. Les moyens à disposition
 
Nous  arrivons à maintenir ce cap grâce un ratio global d’encadrement à 0,27. C'est-à-dire que le nombre total de nos ETP accordés divisés par le nombre d’enfants suivis est égal à 0,27. Il parait difficile de travailler comme ça avec moins.
Un intervenant externe nous assiste par une présence et un regard régulier sur nos pratiques. 
Nous nous inspirons des modèles dynamiques d’intrication des champs sociaux et psychologiques que nous avons toujours eu en tête, ceux de Moreno entre autres, qui postulent l’entrecroisement, pour le dire vite, des motions individuelles et des forces du champ social. 
La pluridisciplinarité nous a amenés à développer nos propres méthodes et processus d’organisation. A la longue, chaque année perfectionne les emplois du temps, la création de groupes de travail petits ou grands selon les besoins, au service ou à l’extérieur, selon le partage d’objectifs transversaux qui sont alors approchés selon les techniques croisées ou associées des professionnels référents d’un enfant. Un de nos principes de fonctionnement est la souplesse des horaires des professionnels, qui doivent s’adapter aux circonstances, et avant tout aux horaires des familles.
 
 
4. Quelle évaluation faites-vous aujourd’hui ?
 
Avez-vous atteint les objectifs que vous aviez au départ ?
Il est difficile de parler d’objectifs dans notre domaine. Qu’est ce que ça pourrait être ? Apporter une réponse à tous les enfants en difficulté qui en ont besoin ? Hélas, nous n’en avons pas les moyens matériels et notre liste d’attente s’allonge chaque année.
 
Quels changements avez-vous pu constater ? pour les personnes bénéficiaires ? Pour l’entourage ? Pour l’équipe ?
L’équipe dit d’elle-même qu’elle est devenue plus autonome et qu’elle réfléchit mieux. L’évaluation interne continue le dit : il faut encore améliorer la passation des informations d’une part, et le nombre de rencontres avec les familles d’autre part. Ces dernières ont en général un rapport de qualité avec le service, elle le dise et peuvent avoir du mal à nous quitter, ce qui n’est pas le but !
 
Quelle(s) évolution(s) vous semble(nt) encore souhaitable(s) ?
Un fonctionnement, quel qu’il soit, n’est jamais acquis. Sans cesse il faut renouveler sa réflexion et ses pratiques, tout peut se scléroser en dépit des meilleures intentions du monde. Il faut être attentif à ce que l’on fait ; Ce qui est plus facile à dire qu’à faire.
 
Quels conseils pourriez-vous donner à un autre membre de Handiplanet qui lirait votre fiche et souhaiterait s’inspirer de votre démarche dans un contexte similaire ?
 
Aujourd’hui nous en sommes au point de nous rendre compte de nos spécificités et de leurs avantages, aux yeux des familles, de nos partenaires, au regard des résultats, en comparant avec d’autres organisations dans d’autres services, les participants se rendent compte qu’ils bénéficient de conditions dynamiques et créatives dans un cadre institutionnel favorable. Le problème est de ne jamais se satisfaire d’un état de fait pour rester toujours prêt à remettre l’ouvrage sur le métier.
 
 
Fiche publiée par Mme Bordas, directrice
 
 
 
 
Langue d'origine : Français
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